Chapitre quinze

Arrivés à ce point du récit, je me suis rendu compte que nous dévions encore de l’histoire, mais Danny a proposé d’y revenir.

-  D’accord où en étions nous? Ah oui! Je m’en souviens » dis-je. « Je me suis réveillé le lendemain matin, alerte mais hébété. En fait, je pense qu’il était plus près de midi. Mon chien Rudy me regardait fixement. Il m’avait un peu déçu, parce qu’il semblait que chaque fois que j’étais dans le pétrin, il restait introuvable.

-         C’est un mâle?  -  dit Neena avec un sourire en coin. Je l’ignorai.

« Je me souviens m’être tiré hors du lit et m’être dirigé le long du vestibule. Je regardai dans la salle de séjour : la voie était libre. Je me dirigeai donc vers la douche. J’étais complètement épuisé. J’essayais de passer les rêves que j’avais faits en revue, mais il y en avait beaucoup et dans chacun d’eux, du moins ceux dont je me rappelais vaguement, l’ange était apparu. Je me sentais comme si je venais de revivre dix années de mon enfance. Dans mes rêves, l’ange se nommait Sneaky, et selon ce que j’y avais vu, nous étions amis. Normalement, je n’ai pas de problèmes avec les rêves : en général, je les ignore tout simplement, mais ceux-ci se mélangeaient inexplicablement avec mes souvenirs, du moins ceux que je semblais avoir. Je dois vous dire, c’était une période très dure pour moi, et il m’est difficile de me rappeler chaque détail parce que c’était très déroutant.

Enfin… après avoir déjeuné, j’ai décidé d’aller au magasin chercher quelques petits trucs. J’ai pris Rudy avec moi, car il aime les promenades en voiture. En route vers le magasin, je n’arrêtais pas d’entendre cette drôle de comptine, comme un air de musique, jouer dans ma tête : « l’amour est comme le Livre de l’amour ». Je n’avais aucune idée de ce que ça voulait dire et pourquoi je l’entendais. J’ai essayé de l’ignorer en me concentrant à séparer mes rêves de mes souvenirs, mais à ce stade, je n’étais même pas certain si j’avais vraiment vu un ange ou si je l’avais juste rêvé. J’envisageais sérieusement la possibilité d’avoir perdu la boule. J’ai également pensé que peut-être quelque chose s’était mal passé avec ma méditation, non pas que j’avais déjà entendu parler de quelque chose qui aurait pu mal tourner avant, mais sait-on jamais!

J’ai trouvé une place de stationnement tout près de la porte et j’ai donné l’ordre à Rudy de rester dans la voiture. Le toit de la décapotable était ouvert, ce qui n’empêchait pas vraiment Rudy de s’enfuir, surtout s’il repérait un chat. Je ne sais pas…j’imagine qu’il doit y avoir un certain genre de rancune de vie antérieure entre les chiens et les chats.

Pendant que je me promenais pour faire l’épicerie, j’ai remarqué que les gens me fixaient. Dès que je les regardais, ils me souriaient, comme quelqu’un fait quand il vous connaît. J’examinais donc mon pantalon, ma chemise, et même mon reflet dans une des portes en verre, mais je ne voyais rien de travers. Si je restais dans un endroit trop longtemps, les gens se mettaient à faire la conversation. Ils me touchaient également, même s’ils ne me parlaient pas. Ils passaient près de moi et mettaient littéralement leur main sur mon épaule ou sur mon bras. Une femme se tenait si proche de moi que n’importe qui aurait pu penser que nous étions en couple, surtout que nos corps se touchaient nettement. J’ai essayé de m’éloigner, mais ça n’a pas semblé faire de différence. Elle s’est tout simplement rapprochée de moi.

Normalement, dans ce genre d’endroit, quelqu’un pourrait entrer avec un cheval mort et personne ne s’en rendrait compte. Ils garderaient simplement leurs distances. C’est le genre d’épicerie de la haute société, style Mercedes Benz et jeune cadre dynamique, où les gens se cachent habituellement derrière des lunettes de soleil pour converser.

C’était trop étrange pour moi, alors j’ai saisi mon panier et me suis dirigé vers la caisse, où les choses sont devenues encore plus bizarres. Les gens me regardaient même dans la file d’attente. Si je les regardais, alors ils me souriaient et bougeaient leurs lèvres comme pour me dire allô, mais je détournais le regard avant qu’ils ne le fassent. Chaque fois que la file diminuait, les deux femmes qui attendaient de chaque côté de moi se rapprochaient. Et vous ne me croirez pas, mais la femme derrière moi se tenait si près que je pouvais sentir son souffle dans mon cou et que nous nous touchions. Deux personnes ne se tiennent si près l’une de l’autre que lorsqu’elles ont une relation sérieuse.

-         Pourquoi ne t’es-tu pas simplement avancé? » demanda Danny. Neena riait toute seule.

« J’ai essayé, mais la femme devant moi se rapprochait encore plus de moi. J’étais également un peu effrayé. Alors la file a avancé, ce qui signifiait qu’elle devait bouger; j’ai donc profité de l’occasion pour mettre mon panier entre nous. Ça a résolu une partie du problème, du moins jusqu’à ce que je doive reposer le panier. Lorsque nous sommes arrivés devant le caissier, nous étions tellement près physiquement qu’il a pensé que nous étions ensemble.

-         Qu’aurais-tu fait si l’une des femmes avait dit oui quand le caissier a demandé si vous étiez ensemble? demanda Neena, qui, de toute évidence, trouvait cela très drôle.

-         Pourquoi ne leur as-tu pas parlé? Poule mouillée! dit Danny.

-         Bien, je ne peux pas vraiment le nier. Mais je ne parle pas beaucoup, même lorsque je suis avec des personnes que je connais. Ce n’est pas que je suis timide, c’est que les gens ne sont pas intéressés par ce qui occupe mes pensées. Sans compter que je déteste les banalités. Je considère ça comme une perte de temps, même si, parfois, observer les gens qui sont maîtres dans l’art de faire la conversation me fascine. C’est juste une question de goût. Certaines personnes, comme moi, veulent décomposer la vie et l’étudier afin de comprendre l’univers. D’autres, veulent simplement vivre la vie, alors que beaucoup veulent juste lui survivre. Certains ne veulent pas débattre ou réfléchir à savoir si les plantes ont une conscience et comment elles pensent. Et qu’en est-il des dauphins? Certains disent que les dauphins parlent une langue plus sophistiquée que nous. Théoriquement, ça signifierait qu’ils discutent des choses plus en détail, pourtant leur vie semble simple comparée à la nôtre, ce qui me mène à penser qu’il y a beaucoup de choses que nous ignorons à leur sujet.

-         J’ai une idée. Pourquoi ne pas revenir à l’histoire? suggéra Danny.

-         Je suppose, oui, répondis-je. Vous savez, pour moi, raconter cette histoire est un peu ennuyant. Je l’ai déjà vécue et y ai pensé un millier de fois. Pour moi, ce n’est plus si intéressant. Alors que les dauphins…ça pourrait donner lieu à une conversation fort intéressante.

-         On ne sait jamais, indiqua Neena. Tu pourrais découvrir quelque chose à laquelle tu n’avais pas pensé.

-         Tu as peut-être raison » dis-je. Je pensai à cela pendant une minute.

« Donc, je suis sortis de l’épicerie et j’ai regardé pour voir si Rudy était toujours dans la voiture. Il y était, mais l’ange aussi. À partir de maintenant, je vais l’appeler Sneaky; ce sera plus facile ainsi pour moi de raconter le reste de l’histoire, du moins jusqu’à ce que la réelle vérité sorte.

Ça a soulevé quelque chose de profond à l’intérieur de moi. Je ne savais pas si je devais vomir, ou courir, ou peut-être même seulement faire comme si rien de tout cela ne se passait vraiment. Les larmes ont commencé à couler sur mon visage. J’ignore vraiment pourquoi. Une dame s’approchait; elle avait dû voir les larmes sur mon visage, parce qu’elle s’est approchée de moi et a essayé de me donner un câlin, mais j’ai fait un bond en arrière. Elle s’est excusée et est entrée dans le magasin.

-         Wow, donc non seulement je vais gagner à la loterie, mais je vais également devenir un aimant à filles! m’interrompit Danny avec un sourire à faire pâlir une grenouille.

-         Pas tout à fait, dis-je. Qu’est-ce que je vous avais dit au sujet de tirer des conclusions hâtives?

-         Alors, je ne serai pas un aimant à filles? Danny me regarda d’un air déçu.

-         Tu attireras ta part de dames, et pas seulement les femmes, mais tout le monde, dis-je en riant. Ceci n’a rien à voir avec les instructions que je vous ai données, ça a à voir avec l’amour. Nous y arriverons bientôt. Quoi qu’il en soit, revenons-en à l’histoire. Sneaky a tourné la tête et m’a regardé directement. Il a souri et m’a crié : « Veux-tu conduire ou si c’est moi? » J’ai regardé Rudy et il m’a semblé être bien. Ses oreilles pointaient vers le haut, ce qui est habituellement un bon signe. J’ai donc fait la seule chose possible, étant donné que les seuls choix qui s’offraient à moi étaient de rester debout à côté de la portière à pleurer ou de monter dans la voiture.

J’essayerai de vous raconter la conversation que nous avons eue en route vers la maison, dis-je en souriant. Mais avant que j’oublie, laissez-moi vous donnez un petit conseil qui pourrait vous être très utile plus tard : Ne laissez jamais un ange conduire! »

Ils rirent. Je profitai de l’occasion pour mouiller mon palais avec un peu de scotch avant de continuer.

« Pensez-y un moment. » Je mis mon verre sur le bar. « Que diriez-vous à un ange assis dans votre voiture? Que feriez-vous? À qui le diriez-vous? Qui vous croirait? Ou bien mon esprit était sous le choc, ou bien il était surchargé, parce que la seule chose à laquelle je pouvais penser était : « À combien de vœux est-ce que j’ai droit? »

Sneaky répondit quelque chose du genre : « Ouf…ça va être plus long que je ne l’avais prévu. Est-ce que j’ai l’air de quelqu’un qui vient de sortir d’un vieux bocal? Je suis un ange, pas un génie. La raison pour laquelle je suis ici est pour t’aider à remettre l’amour dans ta vie, pour t’aider à réaliser tes rêves. »

« C’est bien gentil, répondis-je. Mais je rêve d’argent. »

-         En fait, tu rêves d’avoir plus d’amour, de joie et de liberté dans ta vie. C’est juste que tu croies que l’argent te les donnera. Ah et merci!

-         Je ne me souviens pas d’avoir dit merci.

-         Ça viendra.

-         Qu’est-ce que l’amour a à voir avec tout ça, demandais-je.

-         Tout!

-         Par exemple…?

-         Par exemple, pas d’amour, pas de vie. L’amour est l’essence de la vie. L’amour est l’essence de qui tu es. L’amour est la raison pour laquelle tu es ici. L’amour est tout. L’amour entoure tout ce qui est, tout ce qui était, et tout ce qui sera. »

Je me souviens avoir pensé : « J’ignore pourquoi nous avons cette conversation. J’ai juste à le laisser parler jusqu’à ce que je trouve un moyen de me sortir de cette impasse. »

« Tu es fou! lui dis-je. On ne peut vivre sans argent, mais on peut vivre sans amour.

-         Ah, vraiment? Montre-moi quelque chose qui vit sans amour. Vous pouvez survivre avec très peu d’amour, mais vous ne pouvez pas vivre. Il y a une différence. Un manque d’amour fait d’énormes ravages à une personne et une personne en manque d’amour peut causer, et causera à plusieurs reprises, beaucoup de mal aux autres. Le meilleur exemple sont les gens qui commencent des guerres. Quand vous êtes remplis d’amour, vous n’envoyez pas des gens s’entretuer. »

Je me suis arrêté au feu rouge et j’ai tourné la tête en direction de Sneaky. « Qu’est-ce que tout ceci a à voir avec moi? » Au même moment, je me suis rendu compte que je me trouvais face à face avec un policier assis dans la voiture à coté de moi. Une situation dans laquelle vous ne voulez pas vous retrouver est celle où vous êtes en train de parler à un ange invisible quand vous êtes arrêtés à un feu rouge juste à coté d’une voiture de police. Surtout si vous conduisez une décapotable avec le toit ouvert. »

-         As-tu fait un tour à la maison de fous? demanda Danny en riant.

-         Non, j’ai été chanceux, mais à en juger par le regard que le policier me jetait, je suis passé proche. J’ai mis la main sur ma bouche et dit : « Attends que nous soyons à la maison. » Je pensais à ce que Sneaky avait dit quand je me suis souvenu que j’avais oublié de prendre l’information pour les jeux d’aujourd’hui.

« Tu te sens chanceux aujourd’hui, n’est-ce pas? » dit-il.

Tout en m’éloignant de la voiture de police, je lui ai demandé comment il savait ce à quoi je pensais.

« Facile. Je suis un ange. Je sais à quoi tu penses même avant toi. Ça fait partie de l’emballage. »

D’ailleurs, Danny, ne perds pas ton temps à jouer au poker avec les anges. Ils trichent.

-         J’ai l’impression que tu dis vrai, dit Danny.

« D’accord, à quoi est-ce que je pense, maintenant? lui ai-je demandé.

-         Tu espères que je vienne au casino avec toi.

-         C’est étonnant. » J’ai tourné dans mon allée. Les idées jaillissaient dans ma tête, telles : si vous ne pouvez les battre, invitez-les à faire partie de votre équipe.

« Je suppose que tu ne connais pas les numéros de la loterie de demain? » lui ai-je demandé. Il ne m’a pas répondu. J’ai pensé qu’il devait avoir un billet ou deux cachés dans ses plumes quelque part, en attendant une occasion spéciale.

« Chaque jour est spécial, » dit-il.

Je me suis tourné pour voir s’il avait des poches, mais il était parti. »

Danny affichait un air très préoccupé.

« Qu’est-ce qui se passe dans ta tête, Danny? demanda Neena en riant.

-         J’essaie de comprendre ce que cet ange voulait. Je pense qu’un autre morceau du puzzle est l’amour. Mais il manigance sans aucun doute quelque chose, dit Danny.

-         Oh oui, ça c’est certain. -

Lire entre les lignes

Lire entre les lignes est un art que j’ai découvert par hasard il y a de nombreuses années qui m’a été extrêmement utile. Je vais faire ça court, parce que parfois, le plus simple est le mieux. Le plus grand problème avec notre langue est que quand nous essayons d’expliquer des notions comme celle de l’univers, du temps, de l’espace, des dimensions et de la conscience, on ne trouve pas les mots. Mais comme la vie le veut, il semble toujours y avoir quelqu’un qui trouve une manière de repousser les limites. La meilleure manière pour moi de l’expliquer est que chaque mot, écrit ou parlé, semble avoir une vibration et quelque chose d’autre que je ne peux pas expliquer parce que je ne sais pas vraiment ce que c’est. Néanmoins, en mettant certains mots à côté l’un de l’autre, ils commencent à vibrer différemment. Chaque mot commence à vibrer sur une note différente, mais les deux mots ensemble produisent également une note qui vibre. Toutefois, le plus étrange est que dans n’importe quelle phrase normale avec une certaine quantité de mots, chaque mot, de même que chaque phrase, vibreront d’eux-mêmes. Ces notes ne changent pas à moins que vous ne modifiiez certains des mots. Certaines phrases sont complètement différentes, phrases dans lesquelles chaque mot vibre et la phrase vibre, mais pas sur une seule note. C’est presque comme si la phrase elle-même chantait une note qui raconte une histoire au-delà de ce qui est réellement écrit.

J’aimerais bien vous expliquer comment ça fonctionne, mais malheureusement, je n’en ai aucune idée. Cependant, je sais lire entre les lignes, ou pour être plus précis, je sais comment obtenir l’information de mon subconscient.

Laissez-moi vous donner un exemple que vous avez peut-être expérimenté. Avez-vous déjà lu quelque chose, un livre ou un magazine, et après quelques temps, soudainement, vous sortiez de votre état de rêve pour vous rendre compte que bien que vous ayez lu plusieurs pages, vous n’aviez aucune idée de ce que vous aviez lu? C’est comme si vous fonctionniez sur pilote automatique. Une partie de vous lisait pendant que l’autre rêvassait, ou quelque chose comme ça. Tandis que vous lisiez, vous êtes tombé sur une de ces phrases. Vous étiez alors probablement dans un état mental normal, et donc votre subconscient a essayé de vous relayer l’information communiquée dans la phrase. Si votre subconscient vous fournit l’information en symboles, tout vous apparaîtra presque comme un rêve : certaines parties de votre réalité y seront incorporées et vous aurez donc à les différencier.

Lire entre les lignes est une chose, mais écrire entre les lignes en est une autre. Je crois qu’il n’y a probablement que quelques personnes dans le monde qui savent comment écrire de cette façon. Cela prendrait probablement toute une vie à apprendre. D’après mes recherches, il semble que la plus forte concentration de personnes capables de le faire vient du Tibet. La langue ne semble pas faire une différence. Même si vous ne pouvez pas lire la langue, vous pouvez quand même lire entre les lignes. En fait, la façon la plus rapide de l’apprendre est de lire un livre dans une langue différente. Bien sûr ça doit être un livre qui a été écrit dans cette forme; n’importe quel livre spirituel ou texte écrit en tibétain fera parfaitement l’affaire. C’est de cette manière que j’ai moi-même appris. Je considère que l’esprit conscient s’ennuie à essayer de lire quelque chose qu’il ne peut pas, et qu’à un certain point, le subconscient prend le dessus. Vous constaterez fort probablement que vous dériverez entre un état de rêve et d’éveil. Ensuite, vous devez regarder votre rêve et même l’écrire pour pouvoir l’analyser plus tard. Ce que vous trouverez vous fera tomber à la renverse!

Une autre méthode d’apprentissage serait de laisser votre esprit vagabonder lorsque vous lirez. Habituellement, la seconde fois que vous lisez le livre est le meilleur temps pour le faire. Bien sûr, vous devrez vous ramener à l’ordre si jamais vous commencez à penser à vos problèmes de la vie de tous les jours.

Ma façon préférée de procéder est de faire comme si une partie de moi me parlait. Je considère cette partie mon subconscient. Quand je lis, mon esprit fait le va-et-vient. Je lis, puis j’écoute, puis je lis, et ainsi de suite. Étonnamment c’est beaucoup plus facile que ça en a l’air.

On retrouve de l’information écrite entre les lignes dans plusieurs livres sur le marché. Le plus intéressant est que même si les gens ne savent pas écrire entre les lignes, il semble que ce soit surtout les écrivains qui canalisent ou qui méditent souvent, qui écrivent le plus ainsi surtout s’ils le font juste avant de commencer à écrire. J’ai également remarqué que dans les livres qui ont été traduits du tibétain à l’anglais par quelqu’un qui pratique au moins un peu la méditation, il semble que l’information écrite entre les lignes se transfère elle-même dans la nouvelle langue. Je trouve ce phénomène stupéfiant. N’importe quel livre écrit par Alice A. Bailey en est un parfait exemple. Ça pourrait prendre de quatre à cinq mois juste pour passer au travers d’un livre, tellement il y a de l’information écrite entre les lignes. D’autres livres à examiner sont ceux de Seth, Sanaya Roman et de Richard Bach, entre autres. La quantité d’information écrite entre les lignes varie de livre en livre, bien qu’on en retrouve de plus en plus depuis ces dernières années.

La prochaine fois que vous recevrez une lettre, vous pourriez essayer de faire de même. Parfois, les gens n’écrivent pas nécessairement ce à quoi ils pensent, mais pour quelque raison que ce soit, ce à quoi ils pensaient apparaît entre les lignes.

Ne trouvez-vous pas que ça semble être une lecture intéressante?

Je vous ai donné cette information à ce point précis du livre pour une raison particulière. Je pourrais vous dire laquelle, mais ça gâcherait tout le plaisir.